Pourpre

Avr 2, 2025

Teindre avec le pigment pourpre naturel

Au début de 2005, sa visite des peintures murales retrouvées à Akrotiri, Thera, sur l’îsle de Santorin devient un point de départ pour de nouvelles expériences autour du pigment ancien. Les analyses avaient montré que certaines peintures portaient des traces de pourpre naturelle. Ainsi, jusqu’à présent, ces œuvres-là sont les plus anciennes preuves d’application de vrai pourpre dans le monde pictural. Les fouilles sur ces lieux avaient même fourni une petite quantité de pigment pourpre qui s’est préservée pendant 3600 ans sous les cendres d’un volcan.

Quelle est la vraie couleur de la pourpre ?

Quelle est la vraie couleur de la pourpre ?
Elle connaît toutes les nuances entre le violet rouge et le bleu indigo. Néanmoins, depuis les excavations de la ville Akrotiri, Thera sur l’île de Santorin en Grèce, des peintures murales restaurées – datant de 1600 avant J-C – nous aident à comparer au moins une nuance bien précise avec une fleur toujours connue de nos jours : le crocus sativus. Akrotiri était une grande ville florissante, détruite et ensevelie sous d’immenses couches de cendres, lors de l’éruption du volcan de l’île, il y a 3600 ans environ.

Parmi ces peintures figurent des scènes du culte de la récolte du safran. Sa fleur, le crocus, est représentée sur le fond du tableau, ses pétales violets se retrouvent comme décor sur les vêtements des femmes. Le pigment pourpre, dont la présence a été confirmée par des analyses scientifiques, fut utilisé sur cette surface. En dehors de cela, une très petite quantité de pigment brut a été sauvegardé.

Ainsi pouvons-nous dire que ces peintures – en mille morceaux évidemment au moment de la découverte – sont les plus anciennes œuvres d’art avec des traces de la pourpre originelle.